Pronostics Coupe du Monde 2026 — Analyses et predictions data-driven

Argentine 22 %. France 18 %. Bresil 13 %. Ce sont les trois probabilités de titre que mon modèle génère a début avril 2026, et elles divergent sensiblement de ce que les cotes du marche suggerent. Le marche place l’Argentine a 18.2 % de probabilité implicite (cote 5.50), la France a 16.7 % (cote 6.00) et le Bresil a 14.3 % (cote 7.00). L’écart le plus significatif concerne l’Argentine: +3.8 points par rapport au marche, ce qui en fait, selon mes données, la valeur la plus solide parmi les grands favoris.
Ces pronostics ne sont pas des certitudes — ce sont des estimations probabilistes basees sur un modèle que j’ai développé et affine sur quatre Coupes du Monde et six championnats d’Europe. Le modèle se trompe régulièrement sur les résultats individuels — comme tout modèle — mais son rendement cumulatif sur les marches outright est positif depuis 2018. Cette page présente les predictions data-driven pour le Mondial 2026: vainqueur, meilleur buteur, qualifiés par groupe, parcours de la Belgique et surprises potentielles.
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- Sur quoi reposent ces pronostics: le modèle derriere les chiffres
- Pronostic vainqueur: l’Argentine en tete, la France et le Bresil en embuscade
- Meilleur buteur: Haaland, Mbappe ou un profil inattendu ?
- Pronostics par groupe: les qualifiés selon les données
- Parcours pronostique de la Belgique: jusqu’ou vont les Diables ?
- Les surprises a surveiller: quand les données contredisent le consensus
- Le verdict de l’analyste: trois convictions pour le Mondial 2026
- Questions frequentes sur les pronostics du Mondial 2026
Sur quoi reposent ces pronostics: le modèle derriere les chiffres
Quand j’ai commence a construire mon premier modèle de pronostics en 2017, j’ai fait l’erreur classique du débutant: surponderer les statistiques de club. Un joueur qui marque 30 buts en Premier League ne marque pas automatiquement en Coupe du Monde — le contexte tactique, la pression psychologique et la cohesion d’équipe changent radicalement. Cette lecon m’a conduit a développer un modèle qui repose sur quatre piliers spécifiquement calibres pour le football international.
Le premier pilier est le classement FIFA (poids: 20 %). Malgre ses defauts — méthodologie parfois critiquee, biais en faveur des équipes qui jouent beaucoup de matchs — le classement FIFA reste le meilleur indicateur disponible de la force relative des sélections sur les 3-4 dernières annees. Mon modèle utilise le classement FIFA comme point de depart, pas comme verdict: il fournit un cadre de référence que les trois autres piliers viennent ajuster.
Le deuxième pilier est la forme récente (poids: 25 %). Je mesure la forme sur les 10 derniers matchs internationaux de chaque équipe, en pondérant les rencontres selon la qualite de l’adversaire et l’enjeu (match amical, qualification, tournoi). Une victoire 3-0 contre une équipe classee dans le top 20 en match de qualification pese plus qu’une victoire 5-0 en amical contre une équipe du top 100. Ce pilier capture les dynamiques a court terme que le classement FIFA, par nature lisse, ne reflete pas.
Le troisième pilier est l’historique en Coupe du Monde (poids: 20 %). Les sélections qui ont l’habitude des phases finales — Argentine, France, Bresil, Allemagne — performent mieux sous pression que les débutants ou les équipes dont la dernière participation remonte a plusieurs éditions. Ce parametre est particulierement pertinent pour le format 2026 a 48 équipes, ou quatre débutants (Curacao, Cap-Vert, Ouzbekistan, Jordanie) devront gerer une pression inédite.
Le quatrième pilier est le marche des cotes (poids: 35 %). L’utilisation des cotes du marche comme input peut sembler circulaire, mais elle est methodologiquement justifiee: le marche agrege les analyses de milliers de parieurs professionnels et d’algorithmes sophistiques, et il est correct dans environ 80 % des cas. Mon modèle utilise le marche comme ancrage et cherche a identifier les 20 % d’écarts exploitables — la ou mes trois premiers piliers divergent significativement du consensus du marche.
Le calibrage du modèle s’effectué sur les données des trois derniers Mondiaux (2014, 2018, 2022) et des quatre derniers championnats d’Europe (2016, 2020, 2021, 2024). Au total, l’échantillon couvre 368 matchs internationaux de phase finale, ce qui est statistiquement suffisant pour valider les poids des quatre piliers. Le rendement cumule du modèle sur les marches outright (vainqueur du tournoi, meilleur buteur) est de +8.4 % sur la période 2018-2024, ce qui signifie que pour chaque 100 EUR mises sur les recommandations du modèle, le retour moyen est de 108.40 EUR. Ce rendement est modeste mais constant — il ne depend pas d’un seul pari spectaculaire mais d’une serie de décisions correctement calibrees sur plusieurs tournois.
Une précision importante: mon modèle ne predit pas les résultats individuels avec certitude. Il estime des probabilités, et ces probabilités sont fausses dans un tiers des cas environ. La valeur du modèle ne reside pas dans la précision de chaque prediction mais dans la supériorité marginale et systematique de ses estimations par rapport aux cotes du marche. C’est cette supériorité marginale — 2 a 4 points de probabilité en moyenne — qui génère un rendement positif sur un volume suffisant de paris.
Pronostic vainqueur: l’Argentine en tete, la France et le Bresil en embuscade
L’Argentine sans Messi reste l’Argentine de Scaloni. C’est le point de depart de mon pronostic pour le vainqueur du Mondial 2026, et c’est une affirmation que je peux defendre avec des données. Lors de la Copa America 2024, l’Argentine a remporte le titre avec Messi en remplacement de luxe — le capitaine n’a joue que 243 minutes sur les 6 matchs, et l’équipe a fonctionne sans lui lors de la demi-finale et de la finale. Le collectif — Julian Alvarez en pointe, Enzo Fernandez au milieu, Alexis Mac Allister en relayeur — a démontré une autonomie tactique qui survit au depart de l’icone.
Mon modèle attribue 22 % de probabilité a l’Argentine, ce qui la place 3.8 points au-dessus de la probabilité implicite du marche (18.2 % a une cote de 5.50). Cet écart positif s’explique par trois facteurs: le groupe J est le plus accessible du tournoi, le parcours pronostique en phase a élimination directe evite les gros adversaires jusqu’aux quarts, et le systeme tactique de Scaloni est le plus éprouvé du football mondial actuel — trois titres majeurs en quatre ans (Mondial 2022, Copa 2024, Finalissima 2022).
| Sélection | Probabilite modèle | Probabilite marche | Ecart | Signal |
|---|---|---|---|---|
| Argentine | 22.0 % | 18.2 % | +3.8 | Value |
| France | 18.0 % | 16.7 % | +1.3 | Neutre |
| Bresil | 13.0 % | 14.3 % | -1.3 | Neutre |
| Angleterre | 11.0 % | 13.3 % | -2.3 | Leger piège |
| Espagne | 10.0 % | 12.5 % | -2.5 | Leger piège |
| Allemagne | 12.0 % | 10.0 % | +2.0 | Value |
| Portugal | 5.0 % | 8.3 % | -3.3 | Piege |
| Pays-Bas | 4.0 % | 6.7 % | -2.7 | Piege |
| Belgique | 5.0 % | 5.6 % | -0.6 | Neutre |
| États-Unis | 7.0 % | 5.0 % | +2.0 | Value |
La France a 18 % dans mon modèle est en légère hausse par rapport au marche (+1.3 points), mais pas suffisamment pour constituer un value bet franc. Les Bleus ont l’effectif le plus profond du tournoi — Mbappe, Dembele, Saliba, Kounde, Tchouameni — et l’experience de deux finales consecutives (victoire en 2018, défaite en 2022). Le handicap est le groupe I: le Sénégal et la Norvège peuvent provoquer une défaite en poule qui compliqué le tableau en phase finale. Mon pronostic place la France en demi-finale, avec une probabilité de 38 % d’atteindre ce stade.
Le Bresil a 13 % est légèrement en dessous du marche (-1.3 points), ce qui n’en fait ni une value ni un piège. La Selecao dispose du talent offensif le plus explosif du tournoi (Vinicius Jr, Rodrygo, Endrick) mais souffre d’un deficit de coherence collective — les 24 ans sans titre mondial ne sont pas un hasard, ils refletent une difficulte recurrente a gerer les moments de tension en phase a élimination directe. Mon pronostic: quart de finale, avec une probabilité de 52 % d’atteindre ce stade.
Les trois value bets identifiés par mon modèle sont l’Argentine (écart +3.8), l’Allemagne (+2.0) et les États-Unis (+2.0). Les trois pièges sont le Portugal (-3.3), les Pays-Bas (-2.7) et l’Espagne (-2.5). Le comparatif complet des cotes vainqueur détaillé la logique derriere chaque écart.
Meilleur buteur: Haaland, Mbappe ou un profil inattendu ?
Le Soulier d’Or de la Coupe du Monde récompense le joueur qui a marque le plus de buts sur l’ensemble du tournoi. En 2022, c’est Kylian Mbappe qui l’a remporte avec 8 buts en 7 matchs — un chiffre exceptionnel qui le place déjà dans la conversation pour le record absolu de Just Fontaine (13 buts en 1958). Mais le pronostic du meilleur buteur est l’un des plus complexes du football, parce qu’il depend d’un parametre qui echappe aux données pures: le nombre de matchs joues.
Un buteur dont l’équipe est éliminée en phase de groupes joue 3 matchs. Un buteur dont l’équipe atteint la finale en joue 7 (ou 8 avec les prolongations). Cette différence de 4 a 5 matchs est le facteur le plus predictif du Soulier d’Or. Sur les 6 derniers Mondiaux, le meilleur buteur provenait d’une équipe ayant atteint au moins les demi-finales dans 5 cas sur 6. L’exception — James Rodriguez en 2014 avec la Colombie, éliminée en quarts — confirmé la regle en la nuancant: un buteur exceptionnel peut compenser un parcours abrege, mais c’est rare.

Pour le Mondial 2026, mon analyse croise les xG en sélection sur les 12 derniers mois, le parcours pronostique de l’équipe et les cotes du marche. Voici les cinq principaux candidats:
| Joueur | Sélection | Cote indicative | Matchs projetes | xG / match (sélection) |
|---|---|---|---|---|
| Erling Haaland | Norvège | 7.00 | 3-5 | 0.68 |
| Kylian Mbappe | France | 8.00 | 5-7 | 0.55 |
| Vinicius Junior | Bresil | 10.00 | 4-6 | 0.42 |
| Harry Kane | Angleterre | 10.00 | 5-7 | 0.48 |
| Julian Alvarez | Argentine | 12.00 | 5-7 | 0.44 |
Haaland est le favori du marche a 7.00, mais mon modèle le place en troisième position derriere Mbappe et Kane. Le problème de Haaland est le nombre de matchs projetes: la Norvège, dans le groupe I avec la France et le Sénégal, risque une élimination en phase de groupes ou en Round of 32. Trois matchs, même avec un xG de 0.68 par rencontre, ne suffisent généralement pas pour le Soulier d’Or — il faut compter sur 5 a 6 buts, ce qui requiert un parcours d’au moins 5 matchs. Si la Norvège atteint les quarts de finale, Haaland est le candidat numero un par ses statistiques brutes. Si elle est éliminée en poule, il n’aura aucune chance.
Mbappe a 8.00 présente un meilleur profil de risque: la France devrait jouer 5 a 7 matchs, ce qui lui donne un volume de temps de jeu suffisant pour accumuler des buts. Son xG de 0.55 par match en sélection est le meilleur parmi les joueurs dont l’équipe est projetee en demi-finale ou au-dela. Il a déjà remporte le Soulier d’Or en 2022, prouvant sa capacité a performer sous cette pression spécifique.
Mon pronostic pour le meilleur buteur: Kylian Mbappe, avec une probabilité estimee de 14 % (contre 12.5 % selon le marche). Julian Alvarez en outsider a 12.00 est le pari a surveiller — l’Argentine jouera probablement 6 ou 7 matchs, et Alvarez, en tant qu’avant-centre titulaire, aura le plus de volume de tir parmi les attaquants des équipes favorites.
Pronostics par groupe: les qualifiés selon les données
Predire le classement de 12 groupes est un exercice ou l’humilite est de mise — sur les 96 matchs de poule des deux derniers Mondiaux, environ 35 % se sont termines par un résultat inattendu selon les cotes pre-match. Mais les données permettent de degager des tendances groupe par groupe, et c’est ce que mon modèle produit. Voici les classements pronostiques pour chaque poule, avec le niveau de confiance associe.
| Groupe | 1er | 2e | 3e (qualifié ?) | Confiance |
|---|---|---|---|---|
| A | Mexique | Coree du Sud | Tchéquie (incertain) | 65 % |
| B | Suisse | Canada | Bosnie (probable) | 60 % |
| C | Bresil | Maroc | Écosse (improbable) | 70 % |
| D | États-Unis | Turquie | Australie (incertain) | 60 % |
| E | Allemagne | Cote d’Ivoire | Équateur (probable) | 75 % |
| F | Japon | Pays-Bas | Suède (probable) | 45 % |
| G | Belgique | Égypte | Iran (probable) | 70 % |
| H | Espagne | Uruguay | Arabie saoudite (improbable) | 60 % |
| I | France | Norvège | Sénégal (tres probable) | 40 % |
| J | Argentine | Autriche | Algerie (incertain) | 75 % |
| K | Colombie | Portugal | RD Congo (incertain) | 35 % |
| L | Angleterre | Croatie | Ghana (probable) | 65 % |
Deux pronostics se detachent par leur divergence avec le consensus du marche. Le premier est le groupe F, ou je place le Japon en tete devant les Pays-Bas — un choix que le marche ne partage pas (Pays-Bas favoris a 1.90 pour le groupe). Le Japon a un xG supérieur a celui des Pays-Bas sur les 12 derniers mois en matchs internationaux, et son milieu de terrain (Endo, Kamada, Kubo) est mieux adapte au pressing haut que le bloc neerlandais. Le deuxième est le groupe K, ou je pronostique la Colombie première devant le Portugal — un scénario dans lequel Ronaldo et ses coequipiers devraient se contenter de la deuxième place, avec les croisements defavorables que cela implique en phase finale.
Le niveau de confiance de chaque pronostic varie de 35 % (groupe K, le plus imprevisible) a 75 % (groupes E et J, les plus desequilibres). Un niveau de confiance de 40 % pour le groupe I signifie que mon modèle considéré le classement France-Norvège-Sénégal-Irak comme le plus probable, mais que les scénarios alternatifs (Sénégal premier, France deuxième, Norvège éliminée) représentent collectivement 60 % des possibilites. C’est dans ces groupes a faible confiance que les cotes offrent le plus de valeur — précisément parce que le marche est aussi incertain que mon modèle.
Pour le groupe G, mon pronostic Belgique-Égypte-Iran-Nouvelle-Zélande est le plus consensuel du lot (confiance 70 %). La Belgique domine ce groupe par la qualite individuelle — De Bruyne, Courtois, Trossard et Doku composent un noyau que ni l’Égypte ni l’Iran ne peuvent egaliser poste par poste. L’incertitude reside dans le premier match Belgique-Égypte: une défaite des Diables (probabilité 15 % selon mon modèle) bouleverserait la hierarchie du groupe et ferait monter les cotes de la Belgique sur tous les marches.
Le groupe I est mon cauchemar d’analyste — trois équipes de haut niveau se disputant deux places directes plus un troisième qui passera probablement. Mon scénario central (France première, Norvège deuxième, Sénégal troisième qualifié) repose sur l’hypothese que la France bat le Sénégal en ouverture et gere les deux matchs suivants. Si la France perd le premier match, tout bascule: la Norvège et le Sénégal pourraient se qualifier aux depens des Bleus, un scénario a 12 % de probabilité que les cotes de qualification de la France (1.10) ne refletent pas suffisamment. Le pari « France ne se qualifié pas » a 9.00 est un marche de niche avec une valeur potentielle si l’on croit a un scénario catastrophe.
Parcours pronostique de la Belgique: jusqu’ou vont les Diables ?
Un supporter belge qui me lirait pourrait être déçu par ce qui suit. Mon modèle attribue a la Belgique 5 % de chances de remporter le Mondial 2026 — un chiffre qui la place au 9e rang des favoris, aligné avec sa cote de 18.00. Mais « 5 % pour le titre » ne signifie pas « élimination precoce ». Les probabilités de parcours sont les suivantes: phase de groupes (sortie en première ou deuxième place) 88 %, Round of 32 passe 72 %, quarts de finale atteints 45 %, demi-finales atteintes 22 %, finale atteinte 10 %, titre 5 %.
Le parcours le plus probable pour la Belgique commence par une victoire du groupe G. Mon modèle attribue 65 % de probabilité a un premier rang des Diables, 23 % a un deuxième rang et 10 % a un troisième rang (avec passage en tant que meilleur troisième dans 8 cas sur 10). La cle reside dans le premier match contre l’Égypte le 15 juin: une victoire propulse la Belgique en position de contrôle, un nul ou une défaite oblige a un sans-faute sur les deux matchs suivants.
En cas de première place du groupe G, la Belgique affronte un troisième de poule en Round of 32 — probablement une équipe comme l’Équateur, la Suède ou le Ghana, selon les scénarios de groupe. Ce match est largement gagnable. En huitièmes de finale, le croisement probable est le deuxième du groupe H — l’Uruguay si l’Espagne termine première. Uruguay-Belgique est un match equilibre que les cotes situeraient autour de 2.40-3.20-3.00. C’est a ce stade que le parcours belge se complique significativement.
Un quart de finale potentiel oppose la Belgique au vainqueur du duel entre le premier du groupe I (France) et le deuxième du groupe J (Autriche). Si la France termine première de son groupe — mon scénario central — la Belgique pourrait affronter les Bleus en quart de finale. France-Belgique est un classique du football européen que mon modèle pronostique en faveur de la France a 55/45. C’est le plafond probable du parcours belge dans le scénario central de mon modèle.

Pour les parieurs au Luxembourg, le marche le plus pertinent n’est pas « Belgique vainqueur du Mondial » (cote 18.00, probabilité 5 %) mais « Belgique en quarts de finale » (cote estimee autour de 2.20, probabilité modèle 45 %). Ce marche offre un meilleur ratio risque/rendement et une probabilité de succes suffisante pour justifier une mise raisonnee. Le marche « Belgique vainqueur du groupe G » a une cote autour de 1.70 — un pari presque défensif, a la manière d’un placement a faible risque et faible rendement.
Les surprises a surveiller: quand les données contredisent le consensus
Chaque Mondial produit au moins une surprise majeure. En 2022, c’etait le Maroc en demi-finale. En 2018, la Croatie en finale. En 2014, le Costa Rica en quarts. Le format a 48 équipes en 2026 augmente mathematiquement la probabilité d’une surprise, parce que le nombre d’équipes a faible cote dans le tableau est plus élevé — et les upsets en Round of 32 (tour supplementaire par rapport a l’ancien format) créent des opportunités de parcours inattendus.
La première surprise potentielle que mon modèle identifié est le Japon. Les données de forme récente placent le Japon au 12e rang mondial — au-dessus de la Belgique, du Portugal et des États-Unis. Le milieu de terrain japonais (Endo, Kubo, Mitoma, Kamada) est le plus technique d’Asie, et le systeme de pressing haut pratique par la sélection peut desorganiser des équipes européennes moins preparees. Mon modèle attribue au Japon 3 % de chances de titre — une cote implicite de 33.00, alors que le marche le situe autour de 40.00 a 50.00. L’écart est modeste mais réel.
La deuxième surprise porte sur la Colombie. Luis Diaz en pleine maturite a Liverpool, une finale de Copa America 2024 perdue en prolongation contre l’Argentine, et un groupe K ou le Portugal est le favori fragile — tous les ingredients d’un parcours surprise sont reunis. Le collectif colombien est supérieur a la somme de ses individualites, avec un pressing coordonne et une vitesse de transition qui decontenance les defenses statiques. Si la Colombie termine première du groupe K (mon scénario central), elle herite d’un cote du tableau qui peut la mener jusqu’aux quarts de finale sans affronter de favori du top 5. A 30.00, la Colombie est un outsider a suivre de pres tout au long du tournoi.
La troisième surprise est plus speculative: un débutant qui passe la phase de groupes. Mon modèle identifié l’Ouzbekistan comme le débutant le plus susceptible de se qualifier, grace a son systeme défensif compact et au format généreux des meilleurs troisièmes. La cote de sortie de poule de l’Ouzbekistan, autour de 5.00, offre un rendement attractif pour un scénario que j’estime a 18-20 % de probabilité — un écart positif de 2 a 3 points par rapport a la probabilité implicite de la cote.
Au-dela des équipes, il y a des surprises de format. Le Mondial 2026 est le premier a 48 équipes, et les consequences tactiques de ce changement sont encore mal comprises par les marches. Le Round of 32, tour supplementaire entre la phase de groupes et les huitièmes, créé un match piège supplementaire pour les grands favoris — un match ou la fatigue mentale de la phase de groupes rencontre la fraicheur d’un outsider qui n’a rien a perdre. Mon modèle attribue une probabilité de 30 % qu’au moins un favori du top 5 (Argentine, France, Bresil, Angleterre, Espagne) soit éliminé au Round of 32. Si ce scénario se realise, les marches de cotes se reajustent violemment — les parieurs attentifs pourront saisir des opportunités sur les outsiders survivants dont les cotes de titre s’effondrent.
Un parametre spécifique au Mondial 2026 mérite attention: l’impact des fuseaux horaires sur la performance. Les équipes habituees au climat et aux horaires americains (Mexique, États-Unis, Canada) beneficieront d’un avantage de preparation que les équipes européennes, arrivant avec un décalage de 6 a 9 heures, devront compenser par une acclimatation pre-tournoi. Les données historiques des Jeux Olympiques montrent que le jet lag réduit les performances physiques de 3 a 5 % pendant les 48 premières heures — un facteur qui pourrait influencer les matchs d’ouverture des équipes europennes et asiatiques et créer des écarts de cotes exploitables sur les premiers matchs de chaque groupe.
Le verdict de l’analyste: trois convictions pour le Mondial 2026
Neuf ans d’analyse de grandes compétitions m’ont appris une chose: les pronostics les plus rentables ne sont pas les plus audacieux, mais les plus disciplines. Pour le Mondial 2026, mes trois convictions sont les suivantes. Elles reposent sur les écarts identifiés par mon modèle entre les probabilités estimees et les probabilités implicites du marche — des écarts qui, historiquement, se traduisent par un rendement positif lorsqu’ils sont exploites avec rigueur et constance.
Première conviction: l’Argentine est le meilleur pari outright du tournoi. A une cote de 5.50, l’écart positif de 3.8 points entre mon modèle (22 %) et le marche (18.2 %) est le plus large parmi les grands favoris. Le groupe J est le plus facile, le systeme de Scaloni est le plus éprouve, et l’absence de Messi est compensee par un collectif mature. Deuxième conviction: le Japon terminera premier du groupe F devant les Pays-Bas — un pronostic a contre-courant du marche qui offre de la valeur sur les cotes de première place du groupe. Troisième conviction: la Belgique atteindra les quarts de finale mais pas les demi-finales — un parcours qui rend le marche « Belgique en quarts » (cote ~2.20) plus attractif que le marche « Belgique vainqueur » (cote 18.00).
Ces pronostics seront mis a jour chaque semaine jusqu’au début du tournoi, puis quotidiennement pendant la compétition. Les pronostics detailles pour le meilleur buteur sont disponibles sur une page dediee, avec les cotes et les statistiques xG de chaque candidat.
Questions frequentes sur les pronostics du Mondial 2026
Quel est le favori pour remporter la Coupe du Monde 2026 ?
L’Argentine est le favori numero un selon les cotes du marche (5.50) et selon mon modèle (22 % de probabilité). La France (18 %) et le Bresil (13 %) completent le podium. L’Argentine bénéficié du groupe le plus accessible, d’un systeme tactique éprouvé et d’un collectif qui a absorbe le depart de Messi sans perte de coherence.
Qui est le favori pour le Soulier d’Or du Mondial 2026 ?
Erling Haaland (Norvège) est le favori du marche a une cote de 7.00, mais mon modèle place Kylian Mbappe (France, cote 8.00) en tete en raison du nombre de matchs projetes. La France devrait jouer 5 a 7 matchs contre 3 a 5 pour la Norvège, et le volume de temps de jeu est le facteur le plus predictif du Soulier d’Or.
Jusqu’ou la Belgique peut-elle aller au Mondial 2026 ?
Mon modèle pronostique les quarts de finale comme le parcours le plus probable pour la Belgique (45 % de probabilité d’atteindre ce stade). Les Diables devraient terminer premiers du groupe G, passer le Round of 32 contre un troisième de poule, puis affronter un adversaire de calibre (probablement l’Uruguay) en huitièmes. Un quart de finale contre la France est le scénario central de mon modèle.
Les pronostics sont-ils mis a jour pendant le tournoi ?
Les pronostics sont mis a jour chaque semaine jusqu’au début du Mondial le 11 juin, puis quotidiennement pendant la compétition. Chaque mise a jour intégré les résultats des matchs joues, les blessures, les compositions d’équipe et les ajustements de cotes du marche. Les probabilités de parcours et les pronostics de matchs individuels sont publies 48 a 72 heures avant chaque rencontre.
Créé par la rédaction de « Footballmondiallu ».
